ANTHROPOLOGIE DU BO DE APOVO Cossi Jean- Marie

             bonjour à tous. ce que vous lirai ici est mon résumé selon ma compréhension de ce merveilleux livre que j’ai voulu partagé avec vous. Bon on y va…………………….!

L’homme noir est un être en situation conflictuelle permanent. Il est confronté au mépris, à la jalousie, au parjure, à la sorcellerie et autres. Dans le souci d’échapper à tout cela, l’homme recherche la sécurité dans la nature qui l’abrite en exploitant la puissance de l’action du Bo qui tire sa force dans le règne animal, végétal, minéral et plein d’autre chose de la nature. Déjà nous pouvons retenir que c’est la notion de l’existentialisme qui pousse l’homme à la pratique du Bo.

Le Bo est donc le génie de l’africain qui lui permet de triompher devant toutes situations de la vie. Le Bo est souvent accompagnée d’incantation. Sous une autre vision le Bo est un mécanisme que les hommes ont mise au point grâce au Aziza afin de pouvoir arriver à réaliser certain objectifs.

Ceux qui portent les noms suivants : Azondato, kpamεgan, guérisseurs, sont des Boto (faiseur de gri- gris). La transmission du Bo se fait par plusieurs manières a savoir : le mérite, suite à une bonne action, par héritage, ou simplement par troc. Au Bénin, chaque localité a sa spécialité dans le confectionnement du Bo. Avlékété à Ouidah est réputé pour le cakatu, Agonli en nudo nyunu kon (piège à adultère), les Yoruba dans le awure, les fon dans la défense, les Adja dans le sopkipka, le cakatu, le mlen, le sapkata, les batonou dans le fifobo, les pila-pila dans la divination, les Holli en empoisonnement et sont les maitres du Oro.

Voilà un peu ce que nous pouvons dire du Bo. Mais quand est-il du vodoun ?
C’est la déformation du mot vau d’or dans la bible (job 32) qui aurait donné le mot vodoun. Ce qu’il faut retenir ici est que le vodoun est un objet de foi pour exalter sa personnalité, un peu comme la croix des chrétiens. Le vodoun ne tue pas. C’est le Bo qui tue au nom du vodoun. Le hêviosso par exemple, c’est le Boto qui provoque la foudre artificielle pour tuer sa victime. En d’autres mots le voudoun est le Bo divinisé, une passerelle pour atteindre le devin. C’est la colonisation et l’évangélisation qui ont semé le doute dans l’esprit de l’Africain moderne avec la notion des dieux. Sinon l’africain ne connait qu’un seul Dieu, Mahu gbεdoto.

La science du Bo est aussi basée sur le symbolisme qui permet au Boto d’identifier un mal.
Exemple : dans un rêve si vous voyez

Chat ……………………………………. Force maléfique
Chien……………………………………Mauvais présage
Porc……………………………………..Agression des sorciers
Pigeon…………………………………Prospérité

A l’origine, tout Bo était confectionnée à partir de 4 feuilles:

  • Ahéhé
  • Zintiti
  • Sèma
  • Désléguèma

Auxquelles on ajoute du sang pour renforcer sa puissance.

Vocabulaire en science du Bo

  • Amansi : tisane, décoction pour guérir un mal.
  • Bomansi : Antidote à base de feuille pour guérir un mal provoqué.
  • Nuvènu : incompatibilité de certains éléments de la nature qui provoque une action évidente. La conséquence de son action est irréversible.

               Exemples :
– l’escargot et le sel sont incompatibles.
– Le lait de chèvre noire sur une galerie de fourmi cadavre provoque la pluie.
– Le scorpion et le caméléon dans un même bocal provoque la foudre.

  • Kpé : il permet d’obtenir nécessairement ce qu’on souhaite. Il est d’origine Yoruba. Son utilisation fait perdre les dents.
  • Bogbé : C’est la parole qui accomplit le Bo.
  • Gbéssisa : c’est la parole qui donne a un individu (Boto) la confiance, la conviction de réaliser son désir.
  • Nunyi : c’est la parole incompatible avec les oreilles. Il peut obliger quelqu’un à faire sa volonté.
  • Nudida : en français on dira chose préparer. Souvent réalisé de noix de gentiane (Ahowé) + le sang d’un pigeon ou de canard. Il a pour rôle de rendre la bouche plus efficace. C’est aussi un antidote qui protège contre les attaques occulte inopinées. Elle doit être consommée avant le confectionnement de tout Bo.
  • Glo : c’est un anti missile. Il peut être offensif ou défensifs. Il existe des glo d’avertissement, de retour à l’envoyeur. C’est le cas de Flidjê. En thème claire, le glo permet d’échapper, d’éviter.
  • Fla : il neutralise toute force nuisible.
      Exemple :
    – Triturez dans de l’eau kessu kessu + désleguè+ chayo+ayanma puis asperger les lieux.
    – Il existe une plante qui neutralise tout. même dans l’eau pendant des mois elle ne pourrie pas.

Typologie du Bo
Le bo peut être classe selon sa provenance (Danmè bo , Ayobo, Anagot bo) ou par son effet ( bo dagbé, adaka bo).

Recettes :

  1. La pierre aguidigbadaja enterrer dans une maison éloigne les mauvais esprits et les voleurs.
  2. La consommation du porc permet d’être épargné de la sorcellerie.
  3. La plume de perroquet dans le parfum procure la chance. Pour l’utiliser, prononcer l’incantation suivante : zobi cio, kisèzo non cia a, zoce pkodote. Tant que tu vis, tu brilleras.
  4. La consommation du piment de atakoun donne le courage.

Somme toutes, l’auteur cherche à prouver le bienfondé de la culture africaine qui souffre de préjuger des acculturés noire qui veulent épouser la culture du blanc. Ce qu’ils ne savent pas est que la vie du blanc est fondée sur des lois et des codes alors que celle du noire est fondé sur le sacré et le respect.

Il est important de souligné ici que la rareté des ingrédients qui compose certains Bo oblige les boto a substitué les ingrédients. Cette méthode a pour conséquence la réduction de la puissance du bo. C’est même ce qui justifie le manque de confiance de la nouvelle génération vis-à-vis de sa pratique.

Pour finir nous retiendrons que le Bo est l’art de manipuler les lois de la nature.

Rite Universel de transmission du Bo :
Il marque la fin de la transmission du Bo en donnant le « Achε ». C’est en général la récitation d’une prière dans laquelle on invoque les ancêtres, les grands Bot כ disparus pour qu’ils apportent leur concours à la réussite, à l’efficacité de ce qui est transmis. Dans certains cas c’est tout comme une remise de diplôme du Bot⊃. Le maître délègue son pouvoir au jeune homme qui a subi des épreuves de formation pour devenir lui-même Bot⊃. On dit en fond « Eyi Achε », il a reçu grâce, titre, pouvoir.

Dans d’autres cas la transmission manifeste dans son déroulement que c’est le Bot⊃ qui veut de lui-même donner de son pouvoir au nouveau néophyte toujours en invoquant les ancêtres, les anciens Bot⊃ trépassés. Ce qui se passe habituellement c’est le Bot⊃ avec le Bo à transmettre devant le bénéficiaire, échange avec lui des paroles. Il demande au client par exemple de choisir entre l’argent et le Bo. Le client dit qu’il choisit le Bo. Le Botכ continue en montrant qu’avec son argent il pourra acheté à manger, résoudre ses problèmes immédiats et le client l’interrompt : « C’est la résolution d’un de ces problèmes important qui m’amène vers lui et qui me pousse à faire le Bo et qu’il n’est plus question de choisir pour lui ».

Tout ceci constitue un protocole pour tester la conviction du client. C’est alors qu’intervient l’invocation des ancêtres pour un meilleur rendement. Le « Bogban », littéralement la dot du Bo, qui intervient n’est pas le même dans tous les cas. Dans un premier cas c’est purement symbolique, surtout pas de remise de sous. Dans les autres cas l’argent intervient et on parle de l’argent du Bo, le « Bokwε », un nombre impressionnant de pièces de 1 franc, de cinq (5) francs, de vingt-cinq (25) francs, le tout ne dépassant pas cent cinq francs (105).

Cette somme n’est pas le prix du Bo mais tient lieu du pouvoir du Bo. Selon certains informateurs cette somme représente l’âme de l’acquéreur et l’introduit auprès des esprits qui accueillent sa demande. Il y a même des endroits précis où l’on dépose les pièces. La transmission des Bo obéit à des circonstances spécifiquement définies. Ces circonstances peuvent être historiques, c’est-à-dire qu’elles marquent la vie de la communauté dans son évolution. Elles peuvent être individuelles en ne marquant que le psychisme de l’individu pris isolément. Ici le comportement de l’individu compte beaucoup. La transmission du Bo vise deux objectifs :

  1. acquérir des connaissances et gagner du pouvoir.
  2. possibilité de pouvoir transmettre soi-même aussi.

Donc l’acquéreur pourrait mettre en fonctionnement un Bo dont il vient d’être doté et en même temps le céder à un autre. Certaines transmissions équivalent à de simples donations. C’est le cas des Bo qui ne nécessitent pas la mise au point d’un échantillon.
Ces Bo préalablement portés par leurs détenteurs sont cédés par eux quelques instants seulement avant leur mort. En général c’est auprès des vieillards qu’on bénéficie de ses genres de Bo. Cette opération aussi simple qu’elle puisse paraître constitue un acte total car le détenteur perd son pouvoir dès qu’il le cède à un autre. Ces formes de Bo sont des bagues, des amulettes, des ceintures que l’on porte sur soi pour être à l’abri du danger, pour vivre le plus longtemps possible. Un petit conseil sanctionne toujours cette transmission.

Le conseil peut porter sur les paroles efficientes du Bo. Par contre, il y a des transmissions qui ne peuvent pas être faites perdre son pouvoir au détenteur du Bo. Il s’agit des Bo de la vie quotidienne et ceux qui prennent leur force du vodun. Dans certaines familles la succession se précède d’une cérémonie qui confère des pouvoirs au Dah, chef de famille. Selon qu’il est appelé à assumer les responsabilités et les fonctions de chef, il est évident qu’il prenne des mesures en Bo. L’accès au trône lui donne l’occasion de bénéficier de divers Bo afin de pouvoir faire dignement son mandat.

Le chef de famille qui tient à promouvoir la paix et à éloigner le plus possible les esprits maléfiques de la famille peut se procurer le « hwelibo ». A défaut de ce dernier, il peut s’armer en Bo de protection, en « Glo » dont la transmission est différente de ce que nous venons de voir.

pour le reste du document , je prefere que vous le lisiezdirectement dans le livre meme. il est libre sur google.