LE JOURNAL DE C.BRICE

Le journal de C. Brice

Aujourd’hui c’est le 18 Avril 2020. Une journée pas comme les autres à cause du COVID-19 qui oblige presque tout le monde au confinement. Donc pour m’occuper, j’ai l’immense honneur de lire le journal de C. Brice. Il était un homme de l’armé à ce qu’on a constaté dans le journal parce qu’il parlait de ses gardes de nuit ; des commandants et autres. Il a commencé sa rédaction en 1954 et s’est achevé en 1980. Il a collecté ses recettes chez 26 personnes parmi lesquelles on peut noter des Dahs , des boconons situé dans plus de 12 villages du Dahomey. C’est un document très soigné rédigé avec beaucoup de détails. Il raconte ses aventures spirituels allant de la recette à la composition du produit et plus, il se permettait de note l’efficacité du produit sur une échelle, de 1 à 5. Il faut noter que les noms de plantes utilisée dans ses compositions ont parfois des prononciations différentes des prononciations actuelles. Cet état de chose est surement dû à l’évolution des langues et des cultures. De ce faite, je me suis donné la tâche de reprendre la rédaction de son journal en actualisant les noms et prononciation des plantes et objet utilisé. Sur 217 recettes recueillies, je transmettrai 28. Le reste restera à l’abri des mauvaises mains à cause de la férocité des fétiches dont la composition intégrale se trouve dans le journal. J’ai pu noter la composition de différentes formes de Kinesin, de Gambada. C’est des fétiches qui font polémique aujourd’hui et dont la manipulation échappe à bon nombre de personne dans notre civilisation actuelle.

RECETTE N°1 : Protection

Piler et mélanger au savon noir (Adiwi en langue fon) la feuille d’Amandjin (Amaranthus Graecizans) puis déposer le mélange dans une petite calebasse appelé en langue fon Laica. Cette composition ne touche jamais le sol. Tuez ensuite une poule et mettre son crâne sur le savon. Mettez une éponge traditionnelle généralement appelé en fon fontékan sur le savon.

Pour l’utiliser, mâcher quelque graines de Atakoun (Aframomum melegueta) dans la bouche et dite :

Mègan zongan gan y guélégué vawa houégbé wa kufiahoun.

Ani wu ékufiyahoun ?

Elin ku cé ô ékufiya

Vice, asice, famille ce wè aaekufiahoun

Mode d’emploi : Se laver avec ce savon sur une planche.

NB : Il faut que l’eau, le savon, l’éponge et sois même soyez sur la planche avant de prononcer l’incantation sinon la composition perdra son pouvoir.

RECETTE N°2 : Nuvènu

C’est Apovo Cossi Jean Mari qui définissait le nuvènu comme étant une incompatibilité de certains éléments de la nature qui provoque une action évidente. La conséquence de son action est irréversible.

Mettre dans les empreintes de son pied réalisé au sol 7 graines d’atakoun (aframomum melegueta), 7 petits vi (cola acuminata), 7 Ahowé (Garcinia cola). Agenouiller vous puis grâce à votre langue ramasser et manger les différents éléments déposés au sol. À la fin faite vos vœux.

RECETTE N°3 : Nuvènu

Tôt le matin,sans parler à quelqu’un , manger les feuille de Glacéma (talinum triangulare) avec Ahowé ( cola garcinia). cette recette protège contre le cakatu pendant 24 heures.

RECETTE N° 4 : Nuvènu

Manger djèta plus akanmoun (potasse traditionnelle).

RECETTE N° 5: Ylô (Chance)

Manger les feuilles de hêhêman (Dissotis fruticosa) plus 3 graines de atakoun (aframomum melegueta) plus 3 petits nudida ( cola garcinia arroser de sang de pigeon et séché) et dire: Yovo mèwui binâ xoxèce .Tomèhosu lâdé nôn fôn do tomè bo nôn ba nu e enâ dueepko a.

RECETTE N°6 : Fla ( Désenvoûtement)

Réunir dans une bouteille un peu de pétrole, un poussin déchirer, 7 bouts de Sèma, sèma sin nufènu (Spondias mombin). Laisser le tout pendant 7 jours avant utilisation.

Mode d’emploi: Boire et passer sur le corps. Lorsqu’on est tombé dans un piège a adultère, passer de produit sur la matrice et boire un peu.

RECETTE N°7 : Pour arreter la diarrhee

Manger Ahowe (cola garcinia) avec la feuille de Houndanlinkan linkan (ipomea involucrata) et dire : Homè sra sra nôn fôn houingban an…homè gbô !

RECETTE N°8 : Contre Zona

Le matin , sans parler à quelqu’un , sans mangé également, mâcher ahowé ( cola garcinia) plus les feuille de sèma (Spondias mombin) et cracher le liquide qui en sort sur le mal.

RECETTE N°9 : Contre poison

Calciner adité ( Ekebergia Senegalensis) plus Sélo (Euphorbia Kamerunica ) . Mode d’emploi: Manger a volonté.

RECETTE N°10 : Contre poison

Mettre dans une boule d’akassa généralement appelé Lio, 7 bagues noire. Attacher cette boule avec ses cordes puis la placer dans l’arbre Pkatindèhoun (Rodognaphalon brevicuspe ) et refermer la. Le 7ème jours, allez chercher cette boule que vous allez déposer dans un laica puis ajouter de l’huile rouge.

Mode d’emploi: Passer sur le corps l’huile et mettre la bague au doigt.

RECETTE N° 11: Pour ne pas être déplacé de son poste.

Prendre un cauris appele Akuèwo non perforé. Manger quelque graine d’atakoun (aframomum melegueta) et dire sur le cauris:

Akuè djin nâ wu !

Akuè nin mâ ka dja wu wu gbé aa nin

môn hun nâ sè tin ann

yovo, mèwui lin ôn nye nâ ku.

puis enterrer le cauris à un endroit dans le service. Lorsque vous voulez quittez, vous déterrez le cauris.

RECETTE N° 12: Pour guérir une plaie qui tarde à, se cicatriser.

Ecraser ensemble 7 azetô nukun (graine d’Abrus precatorius appelé pois rouge ) plus 4 ayôpkè (Picralina Nitida). scarifiez autour de la plaie avec un tesson de bouteille et non avec une lame. Répandre la poudre dedans.

RECETTE N° 13: Aide mémoire.

Un peu de sable du sable de l’empreinte des pieds d’un inconnu trouvé sur une route plus l’herbe de termitiere ( Gbakué gbakué) plus plume de perroquet plus 41 graines de atakoun ( aframomum melegueta) . Tous les matin, manger atakoun et dire :

Gbé sin han do gbakué gbakue homè an..

va vôvô nôn bu do kèsè aa

afô pkapka nôn bu do alidji aa

Explication: L’herbe ne peut pa manque dans une termitière , le perroquet ne perd jamais sa plus rouge,sur un chemin, on ne peut pas manquer de trouver l’empreinte des pieds d’un humain.

RECETTE N°14 : Renouvellement de la vie ( Coudiô)

Triturer dans un oulegban la feuille de Ayanman. Avoir de de gblin ( Akassa).le résultat après trituration et l’akassa doit rester sous le soleil du matin au soir. A 23 heures, sur un chemin, se laver avec l’eau. poser ensuite le gblin a terre et taper avec le pied droit et gauche le gblin en disant:

je chasse la mort , la maladie,la pauvreté.

En rentrant, prenez le soins de saluer un arbre .

NB: Éviter de saluer un homme juste après ce rituel sinon risque de mort de ce dernier.

RECETTE N°15 : Nan houedeme an

Attacher ensemble un os de cheval et la plume de awadjihê avec les fils blancs et noire. Manger atakoun et dire :

Awadjihê non y kudo (mort) kupklepklemê an…

tonon hossu lade non dô gulé bo non hounzo aa

Mode d’emploi: elle se porte à la hanche.

RECETTE N°16 : Pour voir le sorcier dans la nuit

Triturer ensemble la feuille de piment qui n’a jamais produit avec la feuille de hêhêma et goutter çà sur les yeux.

RECETTE N°17 pour ne pas être mordu par un serpent

Manger la feuille de Ahanwi-hanwi plus Nudida. son effet se dissipe après 24 heures.

RECETTE N°18 Contre la sorcellerie

Calcinés ensemble un caméléon plus liopkan (boule d’akassa) plus Hansimlinma plus ahéhé puis zintiti. Tuez une poule ,mettre ses plumes, intestin,os . Emballez le tout dans un Lakouê avant calcination.

Incantation:

so non jê sêgbolisa dô lochoue-lochoue tôn nu an.

ku wa hun, n’dô kaba. Azôn wa hun, n’dô kaba.

C’est de cette recette que viendrait le nom du roi Kaba.

RECETTE N°19: Encens pour chasser les sorciers.

Moudre ensemble jéléma ( crouton Zan…) plus souffre jaune plus atakoun ( Aframomum melegueta) plus vi (cola) plus ahowé ( cola garcinia). Tuer un coq et répandez son sang sur la poudre.

Mode d’emploi: Faire le feu dans un lakouê et mettre cette poudre.

RECETTE N°20 NUvênu Kluitô tôn

Manger la feuille de gnipkotoun ( Jatrophar) avec Ahowé et dire: gbô dû nu nôn dû tôn de djia.

RECETTE N°21: Contre la sorcellerie.

Triturer les feuilles de hêhêman plus sopkapkê et manger atakoun et dire une fois le liquide sur les yeux la phrase suivante:

Adja nagossi nôn do sopkapkê nukoun dji nu n’de liê a. Azetô bi ni sê izô.

RECETTE N°23: Pour faire parler une personne involontairement dans le sommeil.

Triturer Hounsikonu dans de l’eau. Asperger la partie touffu d’un balai de ce liquide. Maintenant remettre ce balai à la femme pour qu’elle balaie avec. Le soir , se coucher à côté d’elle. Elle vous racontera tout ses secret à haute et intelligible voix.

RECETTE N° 24 Pour guérir les boutons qui envahissent le corps des enfants ou des grandes personnes.

Calciner les ingrédients suivants: sassalikoun+pkejelekoun+dotè+le petit oignon rouge+le savon noir+racine de papayer+farine de potasse+poulet yada ( ee edé chê na)

Mode d’emploi:

mettre dans l’eau et boire et mettre également dans l’huile palmiste et passer sur le corps. durant le traitement, éviter de consommer les crevettes, noix de palmes, l’huile de palme.

RECETTE N°25: Incantation pour arracher un objet des main d’un fou ou de quelqu’un.

Manger nudida et procéder comme suit:

Appelez le nom de la personne et dire: e non sô tu pko hi (couteau) do mê djia a. Bliô ku agbahungba. Enfin tu lui arrache son arme.

RECETTE N°26 : Pour chasser la maladie que les gens ont et puis il chauffe constamment.

Mettre dans un oulêgban awolomi ( chez les forgerons) + les feuilles de pkanwouman + les feuilles de gnoupkotin. Ajouter de l’eau. Manger ahowé et dire :

Kulô, azôn lô ! ayatô gbêdé nôn sô awolomi do zounpke jia ! ku na toun mi a! azon na toun mi a!

Mode d’emploi: Se laver avec et garder ce médicament aux pieds du malade Ensuite asperger la pièce de ce liquide pendant 3 jours et jeter sur un tas d’ordure.

RECETTE N°27: Protection de 24 heures contre tout gris- gris.

Manger houndi – hoiundi avec un peu de ses propres cheveux.

RECETTE N°28: Pour guérir la plaie

Calciner gbogbozounkoin et mélangé à de l’huile palmiste chocho. Passer cela dans la plaie.

CONCLUSION

En sommes, après la lecture générale du journal de C. Brice, on se rend compte qu’il a fait sa rédaction sur une période allant de 1954 à 1980 soit 26 ans de recherche avec 26 personnes composée de grand père maternel, sa mère, des têtes couronnées, des amis qu’il a rencontrés lors de ses nombreux déplacement comme je l’ai indiqué plus haut.

Aussi comme remarque,je constate que la racine de patadô revient chaque fois dans le traitement des maladies du ventre et certainement elle mériterait une étude plus approfondi dans ce sens.

Les recettes citées ici sont selon moi les plus utiles. je considère le reste juste comme une connaissance. C’est même cela qui m’a pousse a prélevé 28 recettes sur 217. Il faut reconnaître que plusieurs recettes ont été éliminés à cause de certains ingrédients rare ou inconnu dans notre société moderne.

Mr C. Brice est un brave homme qui a compris très tôt l’importance de la spiritualité et surement dans un soucis que disparaisse un jour cette connaissance authentique, il a pris le soins de tout noter dans son journal.

Grâce à ses notes, beaucoup de personnes ont été et seront sauvés. J’imagine parfois ma joie si j’étais tombé sur les écrits des grandes figures de notre pays. je veux cité Akaba, Glèlè, Béhanzin, qui tous avaient des connaissances ésotérique phénoménale qui leur ont permit de vaincre l’ennemie, l’oppresseur.

ANTHROPOLOGIE DU BO DE APOVO Cossi Jean- Marie

             bonjour à tous. ce que vous lirai ici est mon résumé selon ma compréhension de ce merveilleux livre que j’ai voulu partagé avec vous. Bon on y va…………………….!

L’homme noir est un être en situation conflictuelle permanent. Il est confronté au mépris, à la jalousie, au parjure, à la sorcellerie et autres. Dans le souci d’échapper à tout cela, l’homme recherche la sécurité dans la nature qui l’abrite en exploitant la puissance de l’action du Bo qui tire sa force dans le règne animal, végétal, minéral et plein d’autre chose de la nature. Déjà nous pouvons retenir que c’est la notion de l’existentialisme qui pousse l’homme à la pratique du Bo.

Le Bo est donc le génie de l’africain qui lui permet de triompher devant toutes situations de la vie. Le Bo est souvent accompagnée d’incantation. Sous une autre vision le Bo est un mécanisme que les hommes ont mise au point grâce au Aziza afin de pouvoir arriver à réaliser certain objectifs.

Ceux qui portent les noms suivants : Azondato, kpamεgan, guérisseurs, sont des Boto (faiseur de gri- gris). La transmission du Bo se fait par plusieurs manières a savoir : le mérite, suite à une bonne action, par héritage, ou simplement par troc. Au Bénin, chaque localité a sa spécialité dans le confectionnement du Bo. Avlékété à Ouidah est réputé pour le cakatu, Agonli en nudo nyunu kon (piège à adultère), les Yoruba dans le awure, les fon dans la défense, les Adja dans le sopkipka, le cakatu, le mlen, le sapkata, les batonou dans le fifobo, les pila-pila dans la divination, les Holli en empoisonnement et sont les maitres du Oro.

Voilà un peu ce que nous pouvons dire du Bo. Mais quand est-il du vodoun ?
C’est la déformation du mot vau d’or dans la bible (job 32) qui aurait donné le mot vodoun. Ce qu’il faut retenir ici est que le vodoun est un objet de foi pour exalter sa personnalité, un peu comme la croix des chrétiens. Le vodoun ne tue pas. C’est le Bo qui tue au nom du vodoun. Le hêviosso par exemple, c’est le Boto qui provoque la foudre artificielle pour tuer sa victime. En d’autres mots le voudoun est le Bo divinisé, une passerelle pour atteindre le devin. C’est la colonisation et l’évangélisation qui ont semé le doute dans l’esprit de l’Africain moderne avec la notion des dieux. Sinon l’africain ne connait qu’un seul Dieu, Mahu gbεdoto.

La science du Bo est aussi basée sur le symbolisme qui permet au Boto d’identifier un mal.
Exemple : dans un rêve si vous voyez

Chat ……………………………………. Force maléfique
Chien……………………………………Mauvais présage
Porc……………………………………..Agression des sorciers
Pigeon…………………………………Prospérité

A l’origine, tout Bo était confectionnée à partir de 4 feuilles:

  • Ahéhé
  • Zintiti
  • Sèma
  • Désléguèma

Auxquelles on ajoute du sang pour renforcer sa puissance.

Vocabulaire en science du Bo

  • Amansi : tisane, décoction pour guérir un mal.
  • Bomansi : Antidote à base de feuille pour guérir un mal provoqué.
  • Nuvènu : incompatibilité de certains éléments de la nature qui provoque une action évidente. La conséquence de son action est irréversible.

               Exemples :
– l’escargot et le sel sont incompatibles.
– Le lait de chèvre noire sur une galerie de fourmi cadavre provoque la pluie.
– Le scorpion et le caméléon dans un même bocal provoque la foudre.

  • Kpé : il permet d’obtenir nécessairement ce qu’on souhaite. Il est d’origine Yoruba. Son utilisation fait perdre les dents.
  • Bogbé : C’est la parole qui accomplit le Bo.
  • Gbéssisa : c’est la parole qui donne a un individu (Boto) la confiance, la conviction de réaliser son désir.
  • Nunyi : c’est la parole incompatible avec les oreilles. Il peut obliger quelqu’un à faire sa volonté.
  • Nudida : en français on dira chose préparer. Souvent réalisé de noix de gentiane (Ahowé) + le sang d’un pigeon ou de canard. Il a pour rôle de rendre la bouche plus efficace. C’est aussi un antidote qui protège contre les attaques occulte inopinées. Elle doit être consommée avant le confectionnement de tout Bo.
  • Glo : c’est un anti missile. Il peut être offensif ou défensifs. Il existe des glo d’avertissement, de retour à l’envoyeur. C’est le cas de Flidjê. En thème claire, le glo permet d’échapper, d’éviter.
  • Fla : il neutralise toute force nuisible.
      Exemple :
    – Triturez dans de l’eau kessu kessu + désleguè+ chayo+ayanma puis asperger les lieux.
    – Il existe une plante qui neutralise tout. même dans l’eau pendant des mois elle ne pourrie pas.

Typologie du Bo
Le bo peut être classe selon sa provenance (Danmè bo , Ayobo, Anagot bo) ou par son effet ( bo dagbé, adaka bo).

Recettes :

  1. La pierre aguidigbadaja enterrer dans une maison éloigne les mauvais esprits et les voleurs.
  2. La consommation du porc permet d’être épargné de la sorcellerie.
  3. La plume de perroquet dans le parfum procure la chance. Pour l’utiliser, prononcer l’incantation suivante : zobi cio, kisèzo non cia a, zoce pkodote. Tant que tu vis, tu brilleras.
  4. La consommation du piment de atakoun donne le courage.

Somme toutes, l’auteur cherche à prouver le bienfondé de la culture africaine qui souffre de préjuger des acculturés noire qui veulent épouser la culture du blanc. Ce qu’ils ne savent pas est que la vie du blanc est fondée sur des lois et des codes alors que celle du noire est fondé sur le sacré et le respect.

Il est important de souligné ici que la rareté des ingrédients qui compose certains Bo oblige les boto a substitué les ingrédients. Cette méthode a pour conséquence la réduction de la puissance du bo. C’est même ce qui justifie le manque de confiance de la nouvelle génération vis-à-vis de sa pratique.

Pour finir nous retiendrons que le Bo est l’art de manipuler les lois de la nature.

Rite Universel de transmission du Bo :
Il marque la fin de la transmission du Bo en donnant le « Achε ». C’est en général la récitation d’une prière dans laquelle on invoque les ancêtres, les grands Bot כ disparus pour qu’ils apportent leur concours à la réussite, à l’efficacité de ce qui est transmis. Dans certains cas c’est tout comme une remise de diplôme du Bot⊃. Le maître délègue son pouvoir au jeune homme qui a subi des épreuves de formation pour devenir lui-même Bot⊃. On dit en fond « Eyi Achε », il a reçu grâce, titre, pouvoir.

Dans d’autres cas la transmission manifeste dans son déroulement que c’est le Bot⊃ qui veut de lui-même donner de son pouvoir au nouveau néophyte toujours en invoquant les ancêtres, les anciens Bot⊃ trépassés. Ce qui se passe habituellement c’est le Bot⊃ avec le Bo à transmettre devant le bénéficiaire, échange avec lui des paroles. Il demande au client par exemple de choisir entre l’argent et le Bo. Le client dit qu’il choisit le Bo. Le Botכ continue en montrant qu’avec son argent il pourra acheté à manger, résoudre ses problèmes immédiats et le client l’interrompt : « C’est la résolution d’un de ces problèmes important qui m’amène vers lui et qui me pousse à faire le Bo et qu’il n’est plus question de choisir pour lui ».

Tout ceci constitue un protocole pour tester la conviction du client. C’est alors qu’intervient l’invocation des ancêtres pour un meilleur rendement. Le « Bogban », littéralement la dot du Bo, qui intervient n’est pas le même dans tous les cas. Dans un premier cas c’est purement symbolique, surtout pas de remise de sous. Dans les autres cas l’argent intervient et on parle de l’argent du Bo, le « Bokwε », un nombre impressionnant de pièces de 1 franc, de cinq (5) francs, de vingt-cinq (25) francs, le tout ne dépassant pas cent cinq francs (105).

Cette somme n’est pas le prix du Bo mais tient lieu du pouvoir du Bo. Selon certains informateurs cette somme représente l’âme de l’acquéreur et l’introduit auprès des esprits qui accueillent sa demande. Il y a même des endroits précis où l’on dépose les pièces. La transmission des Bo obéit à des circonstances spécifiquement définies. Ces circonstances peuvent être historiques, c’est-à-dire qu’elles marquent la vie de la communauté dans son évolution. Elles peuvent être individuelles en ne marquant que le psychisme de l’individu pris isolément. Ici le comportement de l’individu compte beaucoup. La transmission du Bo vise deux objectifs :

  1. acquérir des connaissances et gagner du pouvoir.
  2. possibilité de pouvoir transmettre soi-même aussi.

Donc l’acquéreur pourrait mettre en fonctionnement un Bo dont il vient d’être doté et en même temps le céder à un autre. Certaines transmissions équivalent à de simples donations. C’est le cas des Bo qui ne nécessitent pas la mise au point d’un échantillon.
Ces Bo préalablement portés par leurs détenteurs sont cédés par eux quelques instants seulement avant leur mort. En général c’est auprès des vieillards qu’on bénéficie de ses genres de Bo. Cette opération aussi simple qu’elle puisse paraître constitue un acte total car le détenteur perd son pouvoir dès qu’il le cède à un autre. Ces formes de Bo sont des bagues, des amulettes, des ceintures que l’on porte sur soi pour être à l’abri du danger, pour vivre le plus longtemps possible. Un petit conseil sanctionne toujours cette transmission.

Le conseil peut porter sur les paroles efficientes du Bo. Par contre, il y a des transmissions qui ne peuvent pas être faites perdre son pouvoir au détenteur du Bo. Il s’agit des Bo de la vie quotidienne et ceux qui prennent leur force du vodun. Dans certaines familles la succession se précède d’une cérémonie qui confère des pouvoirs au Dah, chef de famille. Selon qu’il est appelé à assumer les responsabilités et les fonctions de chef, il est évident qu’il prenne des mesures en Bo. L’accès au trône lui donne l’occasion de bénéficier de divers Bo afin de pouvoir faire dignement son mandat.

Le chef de famille qui tient à promouvoir la paix et à éloigner le plus possible les esprits maléfiques de la famille peut se procurer le « hwelibo ». A défaut de ce dernier, il peut s’armer en Bo de protection, en « Glo » dont la transmission est différente de ce que nous venons de voir.

pour le reste du document , je prefere que vous le lisiezdirectement dans le livre meme. il est libre sur google.